Peut-on encore mourir d’amour ?

©Cici Olsson

Mais tu n’es pas là Et si je rêve, tant pis Quand tu t’en vas J’dors plus la nuit Mais tu n’es pas là Et tu sais, j’ai envie D’aller là-bas, la fenêtre en face Et d’visiter ton paradis…
Richard Cocciante

Ophélie rêve de se noyer dans l’amour qu’elle porte à son nouveau copain, Hamlet, tandis que Judith, sa colocataire célibataire et rationnelle, se méfie des sentiments. Hamlet est-il vraiment amoureux d’Ophélie ? Judith a-t-elle peur de l’amour ? L’amour est-il ringard ? Être hétérosexuelle, qu’est-ce que ça veut dire, est-ce un régime politique ou une orientation sexuelle ? Des relations amoureuses absolument égalitaires sont-elles possibles ?

Si Ophélie incarne l’archétype de la grande romantique, Judith, elle, préfère cultiver ses amitiés. Entre les deux, dans une écriture réaliste et drôle, les interrogations, les anecdotes personnelles, les références à des films ou des livres fusent, de Titanic à la relation de Marguerite Yourcenar et Grace Frick, de la question du célibat à la fin de l’hégémonie de l’hétérosexualité… Des chansons d’amour live, issues du répertoire de la variété française ou compositions personnelles, s’invitent sur le plateau et permettent d’exprimer les émotions à certains moments à l’image des films « Le bal des actrices » ou « On connaît la chanson » tout en nourrissant la réflexion sur le conditionnement amoureux qu’elles provoquent.

En filigrane, c’est tout un questionnement que les deux comédiennes, Lisa Cogniaux et Stéphanie Goemaere, partagent sur l’amour et ses enjeux contemporains. Sous une forme pleine d’humour et légère, elles nous poussent sans cesse à nous demander : en 2023, quels sont nos modèles amoureux ?

Distribution :

Écriture, mise en scène et jeu : Lisa Cogniaux / Collaboration à l’écriture et jeu : Stéphanie Goemaere / / Accompagnement de mise en scène & direction de jeu : Léa Romagny / Assistanat à la mise en scène : Rita Belova Lazoukina / Dramaturgie : Agathe Yamina Meziani / Scénographie et costumes : Irma Morin / Arrangements et dispositif sonore : Maïa Blondeau / Création lumière : Candice Hansel / Régie générale et lumière en tournée : Emilie Schoumaker ou Marie-Alice Van Biesbroeck / Régie son : Alice Spenlé ou Selma Raphard / Relecture scénario : Nina Vanspranghe / Coaching mouvements : Oriane Varak

Production déléguée et diffusion :

Théâtre de Namur

Co-production :

Les CN asbl, le Théâtre des Martyrs, Le Vilar, le Centre Culturel de Dinant, le Centre Culturel de Verviers, La Coop Asbl et Shelter Prod.

Accueil en résidence et soutien :

140, le Boson, la Forge, le Théâtre des Doms, Factory et le Centre Culturel de la Vénerie, la Maison Poème, Mars-Mons Arts de la Scène, la Fédération Wallonie-Bruxelles – Administration générale de la Culture, Service général de la création artistique, Direction du Théâtre, de Tax Shelter.be ING et du Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge

Prochaines dates et achat du spectacle :

Via le Théâtre de Namur.

Quelques extraits de presse :

« Avec un humour ravageur, nourri d’intenses réflexions, Lisa Cogniaux et Stéphanie Goemaere décortiquent toutes les facettes de l’amour, remontent aux origines du romantisme, explorent les grands tableaux du XIXe, cherchent leur voie du côté des écrits de Marguerite Yourcenar. »

J-M.Wynants, Le Soir

« Un questionnement empreint d’humour, de légèreté et d’intelligence. (…) Durant quelque septante-cinq minutes, rythmées par des chansons d’amour interprétées en live par le duo, les spectateurs ont l’occasion de nourrir leur réflexion et d’éveiller leur esprit critique en suivant les tribulations amoureuses d’Ophélie (Stéphanie Goemaere) et de Judith (Lisa Cogniaux), deux amies colocataires. (…) Dans ce spectacle, on parle certes d’amour. Mais aussi de bien d’autres choses qui convoquent nos consciences et nous invitent à nous pencher, sans détour, sur notre façon d’appréhender le sentiment amoureux, nos rapports au couple, hétéro ou non, voire les pressions et les dérives liées à notre société patriarcale. »

Jean-François Lahaut, l’Avenir

« Lisa Cogniaux interroge la figure de l’amoureuse, en convoquant l’histoire, la littérature, le cinéma, la chanson et la musique, qui ont participé à la romantisation de l’amour et à ses biais. Une pièce intelligente, drôle et tendre (…). »

Stéphanie Bocart, La Libre

« Avec infiniment d’intelligence, Lisa Cogniaux retrace dans “Peut-on encore mourir d’amour?” l’histoire de l’amour romantique, dans ce qu’il produit de meilleur comme de pire. Coup de cœur! (…) »

Eric Russon, l’Echo

Critique complète du Suricate

à écouter autour du spectacle :

Le Brunch BX1, interview de Lisa Cogniaux par Aline Walsdorff

La Matinale du Musiq3, interview de Lisa Cogniaux par François Caudron