Fantômes Fantasmes

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Fantômes Fantasmes
Comédie musicale contemporaine
de Camille Dejean
de et avec Pierre Leroy, Sophie Mélis, Camille Meyer
avec Mathilde Mosseray, Pierre-Patrice Kasses et le groupe musical Pierres

(en cours d’écriture et de résidences // première prévue pour la saison 2024-2025)

Fantômes Fantasmes est une comédie musicale contemporaine qui explore les différentes approches que nous pouvons avoir du sentiment amoureux à travers 5 personnages et la manifestation (en danses et en chansons) de leurs visions de l’amour.

Jalousies, espoirs, croyances, regrets, désirs, tant de fantômes qui hantent nos personnages dans leurs amours actuelles comme passées. Qu’iels soient en relations monogames ou polyamoureuses, hétéronormatives ou queers, iels seront visités par le pire comme le meilleur, et invoquerons sans doute nos propres fantômes…

Comédie Musicale : Fantåsmes : dossier

Note d’intention de Camille Dejean, porteuse du projet

« On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. »

Ça nous fait quoi l’amour? Ça nous ruine, ça nous abime, ça nous construit. Tout ça?
C’est l’amour ou c’est les gens qu’on aime? Et puis c’est quoi «aimer»?
Des amour réciproques, des relations. Des grands amours, des plans culs, des amours d’une nuit ou de toute la vie, qui finissent un jour, qui s’amenuisent, qui s’éternisent, qui durent pas le même temps. Ça nous fait quoi? Ça dit quoi de nous?
Toutes ces relations amoureuses, ces passions fugaces, ces instants tendresse, de sexe, ces projets d’avenir(s) qui sont aujourd’hui des passés avortés? Qu’est-ce que ça a fait en nous? Qu’est-ce qu’ils ont fait en nous? Ces gens, relations, amours. Qui de nous ou d’eux, en nous et en eux, nous a fait?

L’amour nous change, nous fait évoluer, aussi fort et inconsolable, aussi petit et misérable puisse-t-il être. Il nous apprend sur nous, sur les autres, sur le monde. Et nous changeons grâce à lui et à tous les sentiments qui l’accompagnent.
« Un de mes amis, il avait une quarantaine d’années, me dit un jour: « À chaque fois que je suis amoureux, c’est toujours comme la première fois! » J’en étais peiné pour lui: cela voulait dire qu’il n’avait rien appris. Moi, au contraire, ce fut différent à chaque fois.»

Pourquoi cette obsession pour ce sujet ? Pourquoi tous ces livres, ces films, ces peintures ? Et pourquoi, encore aujourd’hui, l’envie d’y consacrer un spectacle ? Peut-être parce que c’est la plus belle chose qui puisse occuper une vie, le plus beau sentiment qui puisse être ressenti, le plus beau cadeau à offrir. Peut-être parce que c’est tout ce que nous retiendrons, au moment de notre mort, de notre passage sur terre. Parce que c’est la seule chose qui a du sens tout en en ayant aucun.

« J’écoute uniquement les chansons, parce qu’elles disent la vérité. Plus elles sont bêtes, plus elles sont vraies. D’ailleurs, elles ne sont pas bêtes. Qu’est-ce qu’elles disent? Elles disent : « Ne me quitte pas », « ton absence a brisé ma vie » ou « je suis une maison vide sans toi », « laisse-moi devenir l’ombre de ton ombre », ou bien « sans amour on est rien du tout ». »
J’aimerai que cette comédie musicale soit ainsi : qu’elle soit bête et qu’elle touche, qu’elle parle du particulier pour ouvrir à l’universel – dans le coeur de chacun – en questionnant nos rapports à l’amour, à toutes les amours, aux différentes relations. Qu’elle propose d’autres modèles, tout en évitant le pire chemin possible : celui qui mène à cesser d’aimer.